Anti-dépresseurs: un succès fou

La dépression est une maladie, durant au minimum une période de deux semaines, pouvant déboucher sur une perte d’intérêt ou de plaisir, une perte de poids, des insomnies, de l’agitation et bien d’autres symptômes encore. Si elle a une durée d’ « incubation », elle ne présente pas de guérison homogène, elle est propre au patient. Pour certains professionnels du monde de la santé, (docteurs, psychiatres et autres) elle serait parfois un symptôme plus qu’une maladie.

Bien qu’elle ne soit pas apparu récemment, puisqu’elle est mentionné souvent, notamment dans le monde artistique, sous différentes appellations, telles que le spleen, le blues ou encore la mélancolie, on assiste aujourd’hui à un énorme changement.

En effet, dans les années 60 a été développé une nouvelle catégorie de médicaments dont la vocation est de lutter contre les symptômes de la dépression. Ce fût assez fortuit, s’il l’on considère qu’initialement, ces recherches et médicaments étaient destinés à lutter contre la schizophrénie en calmant les patients atteints. Mais voilà, l’effet relaxant a trouvé un autre preneur : la personne dépressive.

C’est à partir de ce moment que tout patient, considéré apte à guérir, a été sujet à une prescription d’antidépresseurs. Seulement, il y à un hic, ces médicaments peuvent présenter des effets secondaires, comme des troubles de la personnalité et une dépendance quant à l’état de bien-être qu’ils fournissent, amenant à prolonger un traitement initialement limité dans le temps. Autre problème, la grande majorité de ces prescriptions sont rédigées par des généralistes, et non pas par des psychologues ou des psychiatres. On pourrait y voir une tendance à diagnostiquer la dépression plus facilement, sans tenir compte de l’impact qu’un traitement médicamenteux pourrait avoir sur le patient.

Ainsi, selon Arte, nous sommes passés d’un pourcentage de personnes, dont la dépression est reconnue cliniquement, de <1% au début du 20ème siècle, à 6 au milieu et enfin à 20% de la population mondiale. Bien qu’il faille prendre ces chiffres avec des pincettes, on peut constater un effet boule de neige. L’augmentation du nombre de personnes atteintes de dépression serait aujourd’hui en pleine explosion, ce qui relance un certain débat sur l’utilisation, avec précaution, de ces médicaments dont les effets peuvent être assimilés à des stupéfiants.

Certains médecins, chefs de clinique, psychiatres et autres militent aujourd’hui pour une plus grande attention quant à la prescription abusive de ces comprimés. Certains médicaments sont ainsi tellement fort qu’ils finissent sur le marché noir aux côtés de drogues, pourtant illégales, mais dont les effets sont comparables.

Alors quelles sont les solutions que proposent ces professionnels pour contrer un marché dont la demande ne fait que progresser ?

Tout d’abord, la patience. Il faut pouvoir prendre le temps de discuter avec son médecin ou son psychologue afin qu’il puisse identifier les causes réelles d’un état dépressif et sa gravité, pas se limiter à une consultation de 15-30min et une prescription hasardeuse qui pourrait ne pas être adaptée à la situation. Ensuite, il faut d’abord essayer d’autres types de thérapies. Les thérapies cognitives et comportementales ont fait d’énormes progrès. Les thérapies humanistes, comme l’analyse transactionnelle ou la PNL, sont aussi efficace. La pratique de la méditation ou de l’hypnose peuvent aider. Et enfin, l’EMDR, étant une approche psychothérapique visant à surmonter les événements douloureux. Tout cela devant bien sûr se dérouler sous la supervision d’un praticien spécialisé. Vous l’aurez compris, dans de nombreux cas, il vaut mieux s’informer plutôt que choisir la solution facile car le bonheur n’est pas forcément dans les pilules.

Picture credits: https://comment-changer.net

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