Le décrochage scolaire: comment lutter contre?

Tout d’abord, de quoi parle-t-on lorsqu’on évoque le décrochage scolaire? Il s’agit d’enfants choisissants de quitter l’école, de l’abandonner, dès lors qu’il n’est plus légalement obligatoire pour eux d’y aller, à savoir après leurs 16ème anniversaire.

On parle en France de quelques 150,000 élèves entre 16 et 18 ans, causant par ailleurs une régression de 5% du taux de scolarité entre 1995 et 2005. Mais le chiffre est d’autant plus alarmant si l’on considère la tranche des jeunes de 19 à 24 ans, puisqu’ils sont là 620,000 par an.

Ces chiffres sont accablants si on prend en compte que l’OCDE estime que 71% d’entre eux se retrouveront sans emploi, ou du moins inactif, ce qui place la France bien au dessus de la moyenne, fixée à 57%.

Alors qui sont ces jeunes qui quittent les bancs de l’école, et surtout pourquoi ?

Il existe plusieurs types de décrocheur, mais selon les statistiques, il seraient en majorité des garçons, issus de milieux peu favorisés et de familles nombreuse (4 enfants ou plus), dont la mère n’aurait elle-même pas obtenu de baccalauréat.

Selon l’Insee, 72% d’entre eux doivent ainsi faire face à un parcours de vie jugé difficile, que ce soit lié à leurs problèmes familiaux, au décès d’un proche, ou à un soucis de santé grave.

Leur comportement est souvent mis en relation avec leur décrochage, mettant l’accent sur le rejet de l’autorité du professeur, de la matière vue en classe ou encore de leurs camarades eux-mêmes.

Le premier signe à repérer pour lutter contre ce décrochage est l’absentéisme. S’il peut s’avérer évident qu’il s’agit là d’un problème classique, son effet sur l’élève tendant à décrocher est décuplé, puisqu’il va se retrouver en marge de son milieu scolaire, aggravant la distance qu’il met entre l’école et lui-même. Le but à ce moment là n’est pas tellement de punir l’enfant, mais de le conscientiser vis-à-vis des conséquences que l’absentéisme peut avoir sur sa vie estudiantine.

Un autre élément est pourtant tout aussi dévastateur, bien qu’étant plus insidieux. Il s’agit de la pression, parfois trop forte, que les parents mettent sur les épaules de l’enfant concernant sa réussite. Qui n’a jamais assisté à la détresse d’un enfant quant à la vue de ses notes, bien qu’elles soient tout à fait honorables? En effet, la course à la réussite amène parfois à une rupture totale avec l’école, l’enfant devenant victime d’anxiété et voyant l’école comme une souffrance.

D’autres comportements sont susceptibles d’alerter les proches de l’élève, comme les plaintes de troubles somatiques répétées (maux de tête et migraine qui disparaissent miraculeusement le week-end), l’addiction au cannabis ou aux jeux vidéos, pouvant constituer un refuge pour l’enfant face à son quotidien.

Mais le décrochage scolaire n’est pas une fatalité, loin de là. Il existe certains moyens pour encourager l’élève en décrochage à reprendre sa scolarité.

Tout d’abord, il faut reconnaître le type d’enfant en question, et choisir une aide adaptée, fusse-t-elle psychologique ou éducative. Ensuite, plusieurs types d’établissement scolaire alternatif ont été développé en France, comme les micro-lycées, les établissements de réinsertion scolaire ou encore les classes relais. Tous sont là pour aider l’enfant à reprendre son enseignement. Certains professeurs de l’enseignement classique avancent même l’idée que les méthodes employées dans ces lycées alternatifs pourraient servir à améliorer la climat de l’école et la sécurité de ses élèves.

Picture credits: http://www.pomverte.com

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